Je peux très bien me passer de toi

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Je ne suis pas une grande amatrice de chick-lit, comme on dit, même si j’avoue que j’ai lu le premier Sophie Kinsella et que je ne suis pas contre un bon Bridget Jones parfois pour me changer les idées, mettre mes neurones en mode basse consommation et oublier un peu la « vraie vie ».

L’on peut même parfois avoir de bonnes surprises. C’est ce que je me suis dit en lisant les critiques de Je peux très bien me passer de toi: tout le monde encensait ce livre, c’était un livre « attachant » et « émouvant », « une intrigue fraîche et légère ». Je me suis donc motivée à l’acheter, moi qui achète rarement des livres, pour le lire durant un week-end. Et bien je n’aurais pas dû.

Il y a donc Chloé, 28 ans, qui enchaîne les aventures d’un soir car elle ne s’est toujours pas remise de sa rupture deux ans plus tôt, et qui rêve en secret d’écrire un roman. Il y a également Constance, à peu près le même âge mais aux opposés de Chloé, d’ailleurs son personnage est beaucoup trop caricatural pour être réaliste. Elles sont toutes les deux parisiennes, bien sûr, elles cherchent toutes les deux le grand amour, bien sûr, et elles vont bien sûr toutes les deux le trouver de la manière la plus inattendue qu’il soit hors de Paris.

Alors bien sûr c’est un roman bien écrit, d’un ton rythmé et enjoué. Lorsque l’on croit que l’intrigue s’essouffle, elle repart en fait de plus belle. Certains thèmes abordés sont originaux pour un roman de chick-lit: deuil, conflits familiaux, homosexualité…sont mis en avant d’une manière pertinente et qui réussit à contourner quelques clichés.

Mais cela n’a pas suffit à m’ embarquer assez pour être véritablement touchée par ce roman, dont l’intrigue est quand même téléphonée d’avance et les personnages bien trop caricaturaux pour que l’on s’y attache vraiment. Cette lecture est donc globalement une déception pour moi. La chick-lit n’est peut-être pas faîte pour moi finalement. A emprunter plutôt qu’à acheter!

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Samarcande

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Homme de lettres, de sciences, de religion et de poésie, Omar Khayyam erre en incompris dans la Perse du XI ème siècle, de Nichapour à Samarcande, d’Ispahan à Baghdad. Resté caché et inconnu jusqu’à sa mort, le manuscrit des Robaïyat, son trésor de poésie et de philosophie, est d’abord conservé dans la ville- sanctuaire d’Alamut, berceau de la redoutable Secte des Assassins (ceux-là même qui ont inspiré la série des jeux vidéos), fondée par Hassan Sabbah, un contemporain de Kahyyam. Le manuscrit tombe dans l’oubli lors de l’invasion du territoire par les mongoles et refait surface en 1912 sur un bateau inssubmersible s’apprêtant à rallier l’Amérique: le Titanic.

Samarcande, c’est l’histoire de ce manuscrit. Qu’est-il arrivé? A-t-on retrouvé l’original? D’ailleurs, l’original existe-il?

Autant de question qui passionnent les spécialistes du sujet et qu’Amin Maalouf nous fait partager avec un talent de conteur exceptionnel. Relatant des faits historiques (seuls les personnages féminins de Djahane et de Chirine sont inventés), des histoires dans l’Histoire, l’écrivain libanais nous emporte dans une épopée qui va de la Perse ancienne où les sultans croisent les poètes et les courtisanes et où les complots sont rois, aux orientalistes du début du XXème siècle. En plus de nous instruire, ce roman est un véritable page turner tant on meurt d’envie de connaître la suite et tant l’écriture est plaisante.

Un seul petit bémol: la deuxième partie, qui met l’accent sur les orientalistes et sur le parcours d’un américain en Iran, est à mon goût beaucoup moins intéressante que la première, qui conte les parcours d’Omar Khayyam et d’Hassan Sabbah et que j’aurais aimé voir plus longue. Mais cela reste une très belle oeuvre, instructive et très bien écrite, qui s’achète pour 7 euros en Poche. Aucun regret de l’avoir fait sortir de ma PAL après l’y avoir fait poireauter pendant des mois!