Prix du Roman des étudiants France Culture- Télérama

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Lancé il y a quatre ans, avec le soutien du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le but de « faire découvrir la littérature d’aujourd’hui aux jeunes d’aujourd’hui », le Prix du Roman des étudiants France Culture – Télérama propose à des étudiants-jurés d’élire leur lauréat au sein d’une sélection resserrée de cinq ouvrages, établie par les journalistes et producteurs des deux médias. 

Gaël Faye succède donc à Maylis de Kérangal (Réparer les vivants), Eric Reinhardt (L’amour et les forêts) et Olivier Bourdeaut (En attendant Bojangles). Outre l’auteur de Petit Pays, la sélection de cette année comprenait Catherine Cusset (L’Autre qu’on adorait), Jean-Paul Dubois (La Succession), Laurent Mauvignier (Continuer) et Eric Vuillart (14 juillet).

Et voilà, c’est terminé ! 1 mois et demi de lecture depuis que j’ai appris par un bref e-mail ma sélection en tant que jury du prix du roman des étudiants France Culture- Télérama.

Des pages et des pages lues et une rencontre avec Gaël Faye plus tard, je peux dire qu’il faut avoir un bon moral pour ne pas tomber en dépression à la lecture des romans de la sélection. Entre génocide, bipolarité, euthanasie, adolescents en crise, parents paumés, chutes d’une falaise au Kirghizistan, cadavre dans les rues sans oublier suicide, on peut dire que les livres choisis ne redonnent pas forcément le sourire. Les romans de Catherine Cusset, de Jean-Paul Debois et de Laurent Mauvignier m’ont rappelé les bonnes raisons pour lesquelles je ne lis au final que si peu de littérature française (parisienne?) contemporaine.

Le but de ce blog n’est pas d’écrire sur chaque livre lu et les organisateurs du prix ne nous on en aucun cas obligé à le faire. J’ai donc écrit lorsque j’avais des choses à dire, tout simplement, notamment sur l’éblouissant Petit Pays et le très ridicule Continuer.

Mais s’il fallait quand même résumer chaque livre par une phrase  cela serait celles-ci:

Petit Pays: « Je n’ai pas quitté le pays, je l’ai fui. J’ai laissé la porte grande ouverte derrière moi et je suis parti, sans me retourner. »

L’autre qu’on adorait: « Tu sais, Catherine, les gens ont quand même une vie intérieure« 

14 Juillet: « Il faut se figurer une foule qui est une ville, une ville qui est un peuple« 

Continuer: « We could be heroes, just for one day« 

La succession: « Je regrette de ne pas avoir su trouver ma place« 

Je suis contente que Gaël Faye ait gagné, non seulement parce que j’ai adoré son écriture sur un thème qui me parlait mais aussi parce que son roman touche à des problématiques tellement contemporaines qu’elles nous rattrapent comme des fantômes…

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